23/10/2020

« Les masques que tu fabriques sont drôlement originaux. Quelle est leur utilité ? demandé-je en laissant libre cours à ma curiosité.
Le beau visage de Sylvain s’illumine aussitôt que j’ai fini de prononcer ma question.

— Les arbres aussi éprouvent le besoin d’exprimer leurs émotions, me répond-il avec enthousiasme. Mes masques sont là pour révéler cette sensibilité.

— En t’écoutant, j’ai l’impression que les arbres sont de véritables personnes.

— Mais c’est le cas, n’en doute pas un instant ! La plupart des humains ont oublié que les végétaux possédaient une âme. Ceux-ci ont conscience du monde qui les entoure. Leurs sentiments passent peut-être inaperçus, ils n’en restent pas moins réels.

— C’est la raison pour laquelle tu leur fais la conversation ?

— Oui. J’aime prendre de leurs nouvelles et partager les miennes. Les arbres apprécient d’avoir un peu de compagnie. Alors je prends le temps de discuter avec eux […].
La nature est secrète, pudique. Il faut prendre le temps de l’observer et de la connaître. Si on l’écoute attentivement, on sent qu’elle est animée par une large palette d’émotions. Les arbres, les fleurs, même les brins d’herbe ... La végétation a besoin d’extérioriser ses sentiments. Je l’y aide de la façon qui me semble la plus appropriée : en lui fabriquant les masques qu’elle me demande ».

Stéphane Soutoul - ” La forêt des masques ” (2019)


20/10/2020

« Peu à peu, d’une semaine à la suivante, le tempérament de chaque arbre se révéla, et chacun d’eux admira son reflet sur le miroir du lac ».

Henry-David Thoreau - ” Walden ou la vie dans les bois ” (1854)


17/10/2020

Peu importe l’endroit où je suis, je trouve toujours des sources de joie et de paix.

Ce matin, au coeur de cette cité dans laquelle j’ai passé le plus clair de ma vie, je me repais de la vue de ces arbres que j’ai vu grandir.

Un temps de pause, la capture des derniers chants d’oiseaux, l’écoute du jacassement des pies, l’air frais sur mes joues ... ma journée, à peine entamée est déjà bien remplie.

Je goûte. Je savoure. Je me délecte. La vie est là. Tout près de moi ... accompagnée d’un bonheur simple sans cesse renouvelé.


13/10/2020

« Parcourir l'Arbre

Se lier aux jardins

Se mêler aux forêts

Plonger au fond des terres

Pour renaître de l'argile

Peu à peu

S'affranchir des sols et des racines

Gravir lentement le fût

Envahir la charpente

Se greffer aux branchages

Puis dans un éclat de feuilles

Embrasser l'espace

Résister aux orages

Déchiffrer les soleils

Affronter jour et nuit

Evoquer ensuite

Au cœur d'une métropole

Un arbre un seul

Enclos dans l'asphalte

Éloigné des jardins

Orphelin des forêts

Un arbre

Au tronc rêche

Aux branches taries

Aux feuilles longuement éteintes

S'unir à cette soif

Rejoindre cette retraite

Ecouter ces appels

Sentir sous l'écorce

Captives mais invincibles

La montée des sèves

La pression des bourgeons

Semblables aux rêves tenaces

Qui fortifient nos vies

Cheminer d'arbre en arbre

Explorant l'éphémère

Aller d'arbre en arbre

Dépistant la durée ». 

Andrée Chédid - ” Destination : arbre ” (1991)


09/10/2020

« Les arbres symbolisent les efforts sans fin de la terre pour parler au ciel qui l’écoute. »

Tagore


04/10/2020

« Tes cheveux ont enraciné mes pieds.

Mes yeux te suivent plus loin que le papier.

Tes sauts couvriront le monde.

Mais je reste ici.

Le rêve restera vivant.

Nos pas ne faneront peut-être pas ».

Tiffanie Vande Ghinste - ” Dryades ” (2018)


28/09/2020

« On vit dans un monde où un arbre a une plus grande valeur financière mort que vivant, un monde où une baleine a une plus grande valeur financière morte que vivante.

Tant que notre économie fonctionnera de cette façon et que les entreprises ne seront pas régulées, elles continueront à détruire les arbres, à tuer les baleines ou à miner la terre pour récupérer tout ce qu'elle détient.

Pourtant, on sait tous pertinemment que ça détruit la planète et qu'on va laisser le monde dans un triste état pour les générations à venir.

C’est une vision à très court terme basée sur l'idée de faire du profit à tout prix. Il ne faut pas se leurrer : si une entreprise ne pense qu à son profit personnel, le monde n'évoluera jamais.

Ça affecte l'environnement depuis longtemps, c'est une situation terrifiante mais espérons que la goutte d'eau qui fera déborder le vase sera le fait que nous sommes touchés directement.

Dorénavant, nous sommes l'arbre, nous sommes la baleine ».

Justin Rosenstein - Ex-ingénieur Facebook & Google / Cofondateur Asana - Documentaire ” Derrière nos écrans de fumée ” (2020)


24/09/2020

« - ” En fait, vous savez quoi, arrêtez, arrêtez de vous occuper de moi ou d’essayer de me sauver. Je ne vous ai rien demandé. Bien sûr que j'aimerais redevenir comme avant, retrouver une existence normale, retrouver des amis, voir la couleur du ciel, respirer l'air pur des arbres, l'odeur des fleurs du parc. Mais je ne peux pas […].

La vieille dame soupira, leva les yeux au ciel d’exaspération et finit par fermer les paupières. Rose la maintint très fermement près d’elle et, ensemble, elles enjambèrent la large ouverture. Elles firent quelques pas, puis Rose demanda à Colette d’ouvrir les yeux. Ce qu’elle fit.

Devant elle, un petit paradis. Des arbres, des fleurs, un banc en bois, une fontaine, des petites statues, des treillages avec des plantes grimpantes pour effacer le béton des murs. En somme, à la place du toit nu de l'immeuble, Laurent, le fleuriste paysagiste avait recréé un cocon de verdure de 50 m2, juste pour Colette. Cette dernière ne put s'empêcher de sourire. Elle fit quelques pas pour aller caresser les feuilles des arbres, puis se pencher au-dessus des roses odorantes […].

” - Il y a même un coin potager ! Je vais avoir mes légumes à disposition sans devoir sortir de chez moi ! ”».

Aurélie Valognes - ” Minute, papillon ! ” (2018)


21/09/2020

« Désespérée, je roulais sur le boulevard Gouin quand tout à coup quelque chose d’extraordinaire s’est produit.

J’ai pris conscience qu’il faisait un temps superbe. Le soleil brillait de toutes ses forces. Le ciel, sans nuages, était d’un bleu éclatant et de nombreuses feuilles multicolores s’agrippaient encore aux arbres qui longeaient la route. Illuminées par le soleil, elles gratifiaient la nature d’un ruissellement de splendeur magnifique.

J’étais tellement subjuguée devant une telle beauté que plus rien d’autre ne m’importait que de me laisser porter par la magie bienfaisante de ce moment.

J’ai été habitée par une paix profonde et agréablement envahie par une sérénité d’une intensité que je n’avais jamais ressentie auparavant ».

Colette Portelance - ” La Guérison intérieure, un sens à la souffrance ” (2012)


17/09/2020

« Ce que sa conclusion avait d’accablant, c’était qu’il ne comprenait pas du tout les circonstances du vol.

C’était à croire que ces bois étaient habités par de petits lutins qui escamotaient les bijoux et retournaient se cacher sous terre ou dans les arbres ».

Frédéric Lenormand - ” Au service secret de Marie-Antoinette, tome 1 : l'enquête du Barry ” (2019)


11/09/2020

« Quand la brisure du monde te fatigue, cours en forêt.

Rappelle-toi à quel point tu es petit.

Regarde les feuilles changer.

Écoute les glands tomber des hauteurs.

Laisse le vent et l'eau te parler de ce que signifie guérir.

Laisse le Créateur te montrer les lieux bienveillants et secrets ».

Kaitlin Curtice


07/09/2020

« Agnès se mit à courir comme jamais elle n’avait couru depuis qu’elle était une sorcière adolescente.

Elle fila sur les racines noueuses et sauta par-dessus les rochers comme sur une marelle.

Elle inspirait goulûment et l’air frais réveillait tout ce qui était vieux en elle ; et quand elle expirait, même les troncs d’arbres frémissaient et tremblaient sous la puissance de son souffle ».

Temre Beltz - ” La pathétique histoire de Birdie Bloom ” (2019)


29/08/2020

« Je me focalise sur les couleurs, les sons.

Au bout de quelques minutes, je distingue les chromatismes, me laisse charmer par des nuances qui ne m’apparaissaient pas il y a encore quelques dizaines de secondes.

Je reçois un flux d’informations pour lequel je n’avais manifestement pas créé de canal d’entrée.

Cela me met paradoxalement dans un état d’apaisement que je n’ai pas ressenti depuis … très longtemps.

Je n’ai pas l’envie de scruter mon portable, ni même la volonté de bouger. Je ne souhaite pas connaître le temps qui s’est écoulé depuis que je me suis posé sous cet arbre ».

Fabien Muller - ” La solitude d'une goutte de pluie ” (2020)


23/08/2020

« Entrée dans le vent 

Plaines et forêts de l'Est 

Ravivent mon âme ». 

Pascale Senk 


20/08/2020

« Je crois que j’étais plus heureux avant d’entrer dans ce centre commercial de plages et de visites.

Je m'enivre d’un rien, quelques branches, une boite, des ouvertures à n’en plus finir.

Les choix des destinations brassent un univers fantasmagorique fait de rêves identiques, obligatoires et de projections douloureuses.

Tous ces rêves d’ailleurs ont étouffés l’ici. Mais ici n’est pas mort, ici respire encore.

Sous les couches épaisses des datas détrempés, des arbres tronçonnés, tout les scintillements des euros récoltés.

Sous les fumées du kérosène consommé, ici m’entend, le silence m’attend.

Au fond de l’ici, toujours le silence, l'ailleurs du bruit. Ailleurs n'existe pas ».

Franck Joseph - ” Ici n’est pas mort ” (16/08/2020)


16/08/2020

« Les arbres que j’ai vu jaillir le plus droit ne sont pas ceux qui poussent libres. Car ceux-là ne se pressent pas de grandir, flânent dans leur ascension et montent tout tordus.

Tandis que celui-là de la forêt vierge, pressé d’ennemis qui lui volent sa part de soleil, escalade le ciel d’un jet vertical, avec l’urgence d’un appel ».

Antoine de Saint-Exupéry - “ Citadelle ” (1948)


12/08/2020

« Je me moque de la peinture.

Je me moque de la musique.

Je me moque de la poésie.

Je me moque de tout ce qui appartient à un genre et lentement s’étiole dans cette appartenance.

Il m’aura fallu plus de soixante ans pour savoir ce que je cherchais en écrivant, en lisant, en tombant amoureux, en m’arrêtant net devant un liseron, un escargot ou un soleil couchant.

Je cherche le surgissement d’une présence, l’excès du réel qui ruine toutes les définitions ».

Christian Bobin


09/08/2020

« L’impératif de changement qui s’impose aujourd’hui est aussi une chance d’explorer un nouveau rapport au réel, enrichi de multiples possibles, derrière son éventuel ascétisme de façade.

Il n’est peut-être pas nécessaire de faire 10 000 kilomètres en avion pour découvrir des animaux merveilleux, des paysages insoupçonnés et des humains sidérants.

Toute une magie mystérieuse de l’ici est sans doute à réapprendre, pour le meilleur.

Avant de désirer parcourir la planète pour découvrir l’altérité, a-t-on seulement pensé à parler avec son voisin de palier ?

Avons-nous seulement commencé à regarder vraiment les animaux et les arbres qui nous entourent ? ».

Aurélien Barrau - ” Le plus grand défi de l’histoire de l’humanité ” (2018)


05/08/2020

« Dans un grain de sable voir un monde,

Et dans chaque fleur des champs le Paradis.

Faire tenir l'infini dans la paume de la main,

Et l'Eternité dans une heure ».

William Blake


19/07/2020

« Qui t'a donné cette idée folle que nous devrions savoir comment vivre ?

Un arbre sait-il comment grandir ?

Un nuage sait-il comment flotter ?

Le vent sait-il où il souffle ?

Une route sait-elle qu'elle va quelque part ?

Ne cherche pas comment vivre, reconnais juste que tu es la vie, et que la vie est, simplement ».

Mooji


16/07/2020

« Les arbres des montagnes écrivent dans l'air des histoires qui se lisent quand on est allongés dessous ». 

Erri de Luca - « Le poids du papillon » (2012)


11/07/2020

« Cette légende remonte à un Japon lointain, à une époque où les seigneurs féodaux livraient de terribles batailles et de nombreux combattants étaient tués, laissant beaucoup de vide et de douleur aux personnes qui avaient survécu.

À cette époque, il y avait rarement la paix , car dès qu’un conflit prenait fin, un autre commençait. Cependant, malgré toutes ces destructions, une forêt est restée intacte, pleine de beaux arbres qui parsemaient des parfums délicats et étaient source de réconfort et d’espoir pour les gens qui vivaient dans le pays détruit.

Aucune armée n’a voulu nuire à cette belle œuvre de la nature. La forêt était incroyablement belle, mais parmi tous les arbres, il y en avait un qui n’avait jamais fleuri. Même s’il était vivant, il était sec et incolore, et beaucoup de gens le considéraient comme mort.

En raison de son apparence, cet arbre était isolé. Les animaux qui vivaient dans la forêt ne s’en approchaient pas, de peur d’être infectés par cette étrangeté. Même l’herbe ne poussait pas à proximité de lui pour la même raison.

Cependant, une nuit, l’arbre a reçu la visite d’une fée qui était curieuse de comprendre pourquoi ce jeune arbre avait l’air si vieux.

Avec des mots de compassion, la fée lui a dit qu’elle voulait le voir vivant, fort et coloré et qu’elle pouvait l’aider. Elle a alors fait une proposition à l’arbre : elle utiliserait son pouvoir pour créer un sort qui durerait 20 ans. Pendant ce temps, l’arbre aurait la possibilité de vivre les mêmes émotions que le cœur humain. Le but était de l’inspirer à voir les choses différemment et à s’épanouir de nouveau. La fée a également déclaré que ce sort lui permettrait de prendre la forme d’un être humain à tout moment. Cependant, si après 20 ans, il était toujours incapable de retrouver sa vitalité, il mourrait immédiatement.

L’arbre a accepté la proposition et a été enthousiasmé par l’idée de pouvoir revêtir forme humaine. Il en a profité et est resté longtemps sous la forme d’un homme, pour ressentir ses émotions dans l’espoir qu’il trouverait quelque chose qui l’inspirerait à vivre mieux.

Pourtant, le début a été très difficile, car tout ce qu’il avait vu autour de lui n’était que guerre, douleur et haine. Ensuite, il est redevenu un arbre pendant une longue période. Les années ont passé et l’arbre n’a rien trouvé pour l’aider à se transformer, jusqu’à ce qu’une nuit, quand il était sous forme humaine, il rencontra une jeune femme en marchant vers le ruisseau. Elle s’appelait Sakura. L’arbre, qui était maintenant un homme, fut enchanté par sa beauté et décida de s’en approcher.

Sakura était une personne très agréable et gentille, et en retour, il l’a aidée à amener de l’eau chez elle. Ils ressentirent une grande harmonie ensemble, et parlèrent de la façon dont la guerre détruisait les rêves de beaucoup de gens. Sakura lui demanda son nom et il répondit « Yohiro », ce qui signifie « espoir ».

Les deux s’entendaient très bien et avec le temps, ils sont devenus des amis très proches. Ils se voyaient tous les jours et faisaient des choses ensemble, parlaient, chantaient, lisaient des poèmes et s’amusaient. Il se rendit compte que ses sentiments pour elle devenaient de plus en plus forts, car chaque fois qu’ils se séparaient, il souhaitait la revoir.

Un jour, Yohiro décida de lui parler de ses sentiments, car il ne pouvait plus les garder pour lui. De plus, il lui dit également qui il était vraiment, un arbre qui ne trouvait pas son but et mourrait bientôt s’il ne pouvait pas fleurir. Sakura a été très touchée par les aveux de Yohiro et elle resta silencieuse.

Le temps s’écoula et les 20 ans de Yohiro étaient terminés. Il redevint un arbre de plus en plus triste, pensant à son destin.

Cependant, un après-midi, au moment où il s’y attendait le moins, Sakura vint à ses côtés, le serra dans ses bras et lui avoua son amour. Elle ne voulait pas que son grand ami meure ou souffre. À ce moment, la fée fit sont apparition et proposa un choix à Sakura, soit de rester une femme, soit de rejoindre Yohiro sous la forme d’un arbre.

Pensant à la décision qu’elle devait prendre, elle regarda autour d’elle et se souvint de toute la douleur et de la souffrance dont elle était témoin chaque jour. Elle savait qu’elle ne pourrait pas le supporter plus longtemps, alors elle choisit de rejoindre Yohiro sous la forme d’un arbre. Ainsi, les deux amoureux ne devinrent plus qu’un et s’épanouirent ensemble, devenant l’un des plus beaux arbres de la forêt.

Le nom Sakura signifie « Fleur de cerisier », et depuis lors, leur amour a parfumé les champs du Japon, démontrant que le véritable amour peut nous faire grandir mutuellement ».

Anonyme


08/07/2020

« J'ai senti mes poumons gonfler sous l'effet du paysage : air, montagnes, arbres, gens.

J'ai pensé : c'est ce que c'est d'être heureux ».

Sylvia Plath


28/06/2020

« Oui, je suis là Max, comme les feuilles que tu calques, comme l'écorce qui recouvre l'arbre, comme les arbres sur la terre. 

Ce sera ainsi pour l'éternité et mes racines recouvriront les tiennes, l'une sur l'autre ». 

Elena Poniatowska - « Leonara » (2013)


25/06/2020

Deuxième anniversaire pour ce site qui n'était, au départ, qu'un projet thérapeutique pour me relever du burn-out. 

Que de chemin accompli depuis. 

Mais, sans vous, qui me suivez régulièrement, cette aventure n'aurait pas la même saveur. Alors : 

MERCI !

 


24/06/2020

« C'est dans le jardin de ma grand-mère que j'ai découvert, très tôt, ce qui a tant compté dans ma vie : les arbres et la vie ».

Jean Chalon


22/06/2020

« Je suis comme la forêt qu'on a plusieurs fois abattue, les jeunes pousses sont de plus en plus fortes et vivaces ».

Victor Hugo


15/06/2020

« Dans les moments de tristesse, humer l'air des sous-bois, enlacer un tronc d'arbre, parler aux plantes, aux insectes, tout cela apaise ».

Cathy Barthel


10/06/2020

« Cet arbre ... et tant d’autres m’ont permis d’entendre, loin du brouhaha de mes pensées, l’harmonie secrète et sacrée qui sommeille en chacun de nous ».

Catherine Davau - « Grandir avec les arbres »


23/05/2020

« La vie dans les bois permet de régler sa dette. Nous respirons, mangeons des fruits, cueillons des fleurs, nous baignons dans l'eau de la rivière et puis un jour, nous mourons sans payer l'addition à la planète.

L'idéal serait de traverser la vie tel le troll scandinave qui court la lande sans laisser de traces sur les bruyères. Il faudrait ériger le conseil de Baden-Powell en principe : " Lorsqu'on quitte un lieu de bivouac, prendre soin de laisser deux choses.

Premièrement : rien. Deuxièmement : ses remerciements".

L'essentiel ? Ne pas peser trop à la surface du globe [...] Un jour, on est las de parler de "décroissance" et d'amour de la nature. L'envie nous prend d'aligner nos actes et nos idées. Il est temps de quitter la ville et de tirer sur les discours le rideau des forêts.

La cabane, royaume de simplifications. Sous le couvert des pins, la vie se réduit à des gestes vitaux. Le temps arraché aux corvées quotidiennes est occupé au repos, à la contemplation et aux menues jouissances. L'éventail de choses à accomplir est réduit. Lire, tirer de l'eau, couper le bois, écrire et verser le thé deviennent des liturgies. En ville, chaque acte se déroule au détriment de mille autres. La forêt resserre ce que la ville disperse ».

Sylvain Tesson - « Dans les forêts de Sibérie »


11/05/2020

« Etre arbre. Un arbre ailé.

Dénuder ses racines dans la terre puissante et les livrer au sol et quand, autour de nous, tout sera bien plus vaste, ouvrir en grand nos ailes et nous mettre à voler ».

Pablo Neruda


28/04/2020

« — C’est impossible, je murmure en regardant vers le terrain de football.

Dorian sourit. Je trébuche et il me rattrape. A la place des joueurs et des buts, à la place d’une pelouse parfaitement taillée, l’espace entier est recouvert d’arbres sur lesquels la neige scintille.

Plus d’arbres que je n’en ai jamais vus de toute ma vie, et ils sont là qui nous surplombent, grimpant vers le ciel. Il doit y en avoir des centaines, tous de formes et de tailles différentes, certains nus et hérissés de piquants, d’autres complètement habillés de leurs manteaux de feuilles.

— Des arbres, je murmure. Je cligne des yeux pour être sûre que ce n’est pas une hallucination.

Mais les arbres sont bien là, et Maude dévale les escaliers pour s’en approcher.

— Nom d’une pipe ! Pleure-t-elle.

Alina et Dorian échangent un sourire. Je n’ai jamais rien contemplé d’aussi magnifique de toute ma vie. Ces arbres sont tellement forts et vivants, même ceux qui n’ont pas de feuilles, et ils tracent leur chemin vers le plafond scellé et recouvert d’ardoise du stade ; je me mets à courir à mon tour, mais mes jambes se dérobent et je tombe ».

Sarah Crossan - « La loi du Dôme - Tome 1 » (2012)

(janvier 2019)


18/04/2020

« Car chaque solitude a son propre mystère.

Les bois ont donc aussi leur façon de se taire.

On sent dans leur silence errer l'âme du bruit.

Leur mystère est vivant : chaque homme à sa manière

Selon ses souvenirs l'éprouve et le traduit ».

René-François Sully Prudhomme

(Juin 2019)


15/04/2020

« On a tous dans notre chemin de vie des arbres qui nous ont élevés, impressionnés, éblouis par leur grandeur, leur simplicité, leur majesté, et il est important de savoir que ces arbres resteront toujours en nous.

Toute rencontre avec un arbre reste dans le cœur et nous pouvons toujours nous réfugier auprès de ces souvenirs ».

Symposium Nature Extraordinaire (29/02/2020) - Laurent Huguelit : Les messages de l'esprit de la forêt 

(Août 2019)


13/04/2020

« Comme la forêt était calme ! Il n’y avait sans doute aucune habitation dans les parages, sinon rien n’aurait été si paisible, les bêtes n’auraient pas été si tranquilles et confiantes.

Elle se détendit lentement et étira ses membres raidis. Elle avait soif, mais il n’y avait pas de ruisseau aux environs, alors elle lécha la rosée des basses feuilles au-dessus de sa tête.

Sur un arbre tombé, poussaient quelques champignons ligneux qu’elle mangea ; puis elle trouva des baies séchées sur une branche et les cueillit.

Un peu plus tard, errant paresseusement dans la forêt, elle avisa les fanes vertes d’une racine qu’elle savait comestible, la déterra à l’aide d’un bâton, en essuya la terre sur le pan de sa tunique, et la grignota lentement. Elle était dure et filandreuse, avec une acidité qui lui fit monter les larmes aux yeux, mais elle assouvit sa faim ».

Marion Zimmer Bradley - « la Romance de Ténébreuse : la belle fauconnière » (1982)

(Mars 2019)


08/03/2020

Journée mondiale des droits de la Femme

Hommage tout particulier à Wangari Maathai, au travers de ce magnifique livre « Celle qui plante les arbres ».

À la tête du plus grand projet de reboisement d’Afrique, le « Mouvement de la ceinture verte », Wangari mènera une lutte acharnée avec les femmes kenyanes contre la déforestation : quelques trente millions d’arbres seront plantés en trente ans.

Mais son mouvement, outre les arbres, sèmera aussi des idées. Sa croisade écologique se heurtera alors de plein fouet au régime. Elle sera victime de brutalités policières, de harcèlements, et se retrouvera à maintes reprises derrière les barreaux, mais en ardente militante, jamais elle ne cédera.

À travers son histoire personnelle, Wangari, la petite paysanne des Hautes Terres devenue Prix Nobel de la Paix en 2006, démontre que des gestes simples suffisent parfois à susciter de profonds bouleversements sociaux et politiques.

Son témoignage sans concession est un message d’espoir autant qu’un plaidoyer pour l’action. Elle conclut d’ailleurs par un seul mot d’ordre : « Nous n’avons le droit ni de fatiguer ni de renoncer. »

Source : Page Facebook « Les Arbres »


05/03/2020

« Il savoura cet état de grâce dans lequel il se trouvait à cet instant : un bien-être absolu, en communion avec les éléments de la nature, en empathie avec tous les êtres vivants, comme une immense caresse, un souffle d’énergie qui traverse le corps jusqu’à ne plus le sentir et qui doit être proche de ce que l’on vit au moment de la mort.

Plus aucune douleur, ni rancoeur. Rien qu’une bouffée d’amour pour la vie qui continue sous une autre forme. Poussière d’étoiles. Ou petites misères dans le grand silence des ténèbres ».

Nadine Monfils - « Le rocker en pantoufles » (2018)


01/03/2020

« Oui, cela a été une souffrance indescriptible (...) jusqu’au jour où je me suis assis sous un arbre et que j’ai saisi le monde avec mon propre silence ».

Catherine Davau « Grandir avec les arbres » (2018)

 


29/02/2020

« Dans le murmure des feuilles qui dansent, il y a des mots doux, des papillons, des yeux émerveillés, de la force, du courage, de la joie, beaucoup de joie.

Dans le murmure des feuilles qui dansent, il y a surtout les petits bouts d’âme de ceux qu’on aime mais qu’on ne peut plus prendre dans nos bras ».

Agnès Ledig


23/02/2020

« L'amour, c'est l'étoffe de la nature que l'imagination a brodée ».

Voltaire


14/02/2020

« Pour que nos feuilles puissent atteindre le ciel, nos racines doivent descendre jusqu’en enfer ...

Sans émotions, il est impossible de transformer les ténèbres en lumière et l'apathie en mouvement ».

Carl Gustav Jung


12/02/2020

« Contemple-là, cette terre, telle que Dieu l’a donnée à ceux qui l’habitent.

N’est-elle pas visiblement et uniquement disposée, plantée et boisée pour des animaux ?

Qu’y a-t-il pour nous ? Rien. Et pour eux, tout : les cavernes, les arbres, les feuillages, les sources, le gîte, la nourriture et la boisson ».

Guy de Maupassant - « Contes et Nouvelles » (1880)


05/02/2020

« Quand je pense à la Nature, je me dis que c'est agréable d'être dehors. C'est agréable de s'asseoir sur la berge et d'écouter les vagues ou de regarder les oiseaux. C'est là, vous savez ...

Pourquoi prendre tout cela pour acquis ? De nos jours, on n’y fait plus attention... Tout a un but [...].

Reviens à tes racines. Reconnecte-toi à la terre. Reconnecte-toi à ce qu'elle a à offrir là où tu es [...].

Nous aimons à penser que lorsque l’on est devant l’océan ou dans la forêt, c'est notre église. C’est un moyen de se reconnecter avec qui nous sommes en tant que personnes spirituelles, parce que l’on peut réellement ressentir, on peut sentir tout ce qui nous entoure. Et je dirais que, cette connexion, cette conscience nous rappelle que pendant 10 000 ans, mes ancêtres ont touché le même océan ; depuis 10 000 ans mes ancêtres ont touché la même forêt et certains de ces arbres sont toujours là aujourd’hui.

C’est crucial pour nous de comprendre cela et de comprendre que les esprits de nos ancêtres sont liés à cet environnement, et au monde qui nous entoure.

Nous devons presque traiter l'environnement comme s'il était un autre être humain. Et je pense que c'est c'est le cas. Nous le percevons comme quelque chose, quelque chose que l’on veut honorer, comme un aîné ou comme un enfant, ou comme n'importe qui, comme une personne ou comme notre propre reflet. La spiritualité Yup'ik consiste à prendre conscience et à s'évertuer à être une bonne personne et se demander comment être la meilleure personne possible ».

June Tracey (autochtone d’Alaska) - Extrait du film « Till tomorrow » (sortie printemps 2020)


03/02/2020

« Le travail consiste à apprécier ce que tu vis maintenant, et non pas à imaginer ce que tu vivras plus tard.

Profite du chemin sur lequel tu es, des arbres qui dansent dans le vent, de la vie qui nous sourit, partout où se posent nos yeux.

Laisse tes oreilles écouter les chants qui naissent dans le silence, ton nez respirer les parfums qui se mêlent, tes muscles se contracter et se détendre au rythme de tes pas, et perçois ton cœur se nourrir de tout cet amour ».

Maud Ankaoua - « Kilomètre zéro » (2017)


01/02/2020

« Et parmi les magnificences de la Terre-Mère, il en est une qui a bouleversé mon âme, c’est la splendeur de l’arbre ».

Sylvie Verbois - « Les Arbres Guérisseurs » (2018)


29/01/2020

« Je ne cesserai pas de répéter - et d'écrire - qu'un arbre, c'est quelqu'un sans pieds ni mains, mais qui a un coeur et une âme semblables aux nôtres.

Les arbres sont des malheureux qui n'ont pas de pieds pour s'enfuir, ni de mains pour se défendre.

On les mutile. On les tue. Il se peut qu'un jour, lassés de tant d'exactions, les arbres désertent notre mère commune, la terre ».

Jean Chalon


25/01/2020

« La Nature est un temple où de vivants piliers

Laissent parfois sortir de confuses paroles ;

L’homme y passe à travers des forêts de symboles

Qui l’observent avec des regards familiers ».

Baudelaire - « Les fleurs du mal » (1857)


23/01/2020

« Certains vivent mieux en compagnie des animaux qu’avec des humains, d’autres se sentent mieux isolés au milieu d’une forêt ».

Mathias Malzieu - « Une sirène à Paris » (2019)


21/01/2020

J’ai retrouvé ma Calliope en forêt.

Perdue dans des pensées amères

Aux sombres relents de colère

À ses pieds je me suis inclinée.

Sans attentes biaisées ni critique

J’ai déposé le plomb de mon coeur

Enclenché le processus alchimique

Et sublimé cet or teinté de pleurs.

Sont apparus d’évidents trésors

Amoindris par une stérile peur

Ceux emprisonnés en moi à tort

Par des marchands de malheur.

J’ai entendu de doux murmures

M’invitant à essayer encore

À déposer ma lourde armure

Et à rejoindre enfin l’aurore.


20/01/2020

« Les arbres prennent, désormais, leurs teintes d'hiver : branches dépouillées, couleurs de brumes sombres, racines obscures qui dessinent, dans le ciel, leurs silhouettes ombrées.

Sur les cimes, des cendres calcinées, lambeaux de feuilles noircies montrent leurs détresses.   Sculptures de l'hiver, chevelures évanescentes et diffuses, résilles qui resplendissent sur l'horizon, des entrelacs de branches crient leur désespérance et leur beauté...  les arbres dressent leurs fuseaux effilés et ténébreux.

Les fins réseaux se ramifient à l'infini, se découpent, sur le ciel gris-blanc de l'hiver.   Les ramilles se détachent, forment de véritables mailles subtiles, oeuvres d'art d'entrelacs, composées de brouillards, de nuées de rameaux légers qui s'entrecroisent.

Les brumes hivernales des arbres, des buées, des ténèbres de noirs, de gris, de bruns tissent le ciel de leurs dentelles subtiles.   Bruines légères d'arbres entrelacées, fines ramures, filets, tiges de bruns brûlés ...

Les arbres se découpent, forment des tableaux aux finesses de branches d'une beauté inouie ...

Les arbres forment des bouquets de filaments, une moire diffuse de mélancolie ...

Les arbres se nimbent de fumerolles, d'écumes noircies, de fourreaux sombres et somptueux.  

Les branches se nouent, se croisent, se font plumes légères, brouillades noircies, dévorées de cripures.

Les cimes deviennent des éclats de branches dispersées dans le ciel, des soies légères, des tessitures sombres qui éblouissent les jardins ».

Rosemar (2013)


14/01/2020

Sous ce hêtre diapason, j’ai perçu mille chansons. Des murmures et confidences, des invitations à la danse et à la contemplation.

J’ai entendu cet arbre craquer sous l’assaut du vent. Un grincement lent, presque langoureux. Captivant. Hypnotisant, voire effrayant.

Je me suis sentie écrasée par une puissance colossale et la perception de ma petitesse m’a ramenée à la raison.

Je ne suis qu’un humble être humain, témoin de ces merveilles, travailleuse de lumière, guerrière de l’arc en ciel ...


11/01/2020

« Focaliser sur cette branche prise dans le vent, être attentif au mouvement des quelques feuilles qui résistent encore, "se faire" Feuille, observer le rythme de la brume du matin, impénétrable ...

Vivre le lieu comme si on en faisait partie, respirer les parfums, saisir l'instant ... et revenir de ce voyage, aussi vigoureux que l'arbre qui les retient ... ».

Jordan Ray (2020)


08/01/2020

Il existe un endroit en forêt de Compiègne, peuplé de créatures étranges, de totems naturellement érigés.

Ils vous dévisagent sans aménité et, si vous dépassez cette apparente austérité,  vous entrez alors dans un territoire magique où seule votre imagination posera ses limites.

Il en est de ces arbres comme de certains gens. Ne vous fiez pas aux apparences. Sous une façade rude se cache souvent le plus beau des trésors : celui de l’authenticité et de l’acceptation pure.


03/01/2020

Elle me déforme, me déchire et me défigure.

Elle me tiraille, me brûle et me perfore.

Mais elle fait de moi un être différent. Unique.

Je l’arbore fièrement. Elle témoigne de mes difficultés passées et de ma résilience renouvelée.

C’est elle ! La cicatrice en mon sein marquée. Celle qui me permet de ne pas oublier ce rite de passage si chèrement payé.

Pose ta main sur elle ... tu l’entendras chuchoter ces mots qui répareront ton coeur endommagé, cette mécanique grippée qui ne demande qu’à être relancée ...


01/01/2020

« Comme un arbre qui monte la garde, je me tiens à l’orée de l’année que tu vas faire naître et qui va te grandir ».

Catherine Davau - « Grandir avec les arbres » (2018)


30/12/2019

« Culturellement, je suis du côté des arbres.

J’aime l’idée du statique, de l’enracinement.

J’aime la circulation immobile de l’arbre, qui va puiser dans les tréfonds et qui va projeter au ciel ce qu’il a attrapé dans la terre.

J’aime la grande politesse de l’arbre.

Dans la forêt, on se couche, on regarde le ciel et le houppier, les frondaisons des arbres dessinent des taches dans le ciel et ne se touchent pas. Les arbres sont proches, mais leurs masses de feuillages ne s’interpénètrent pas, ne se télescopent pas, elles se frôlent, dans une sorte de politesse absolue.

On parle beaucoup de cette chose qui n’existe plus, le ”vivre ensemble”, mais mettons-nous dans la forêt, où les arbres vivent très bien ensemble.

Une fois que j’ai dit ça, je me suis rangé culturellement du côté des arbres ».

Sylvain Tesson


28/12/2019

« Et j’ai pleuré, oui, j’ai pleuré. Je n’ai pas honte de le dire.

J’ai pleuré en martelant des sapins centenaires, qui se dressaient si fièrement hier encore. Je leur ai demandé pardon, à eux qui ont traversé les deux guerres, la sècheresse de 1976 et celle de 2003, qui ont survécu à Lothar, à la neige, au vent, aux orages et aux crues

Pardon, pardon pour les hommes … pardon pour tout ce carbone rejeté sans conscience, pardon pour cette insouciante surconsommation perpétuelle, pardon pour cette chaleur implacable qui vous tue …

On savait, depuis longtemps, mais on a continué, comme si de rien n’était ... Pardon, pardon ... On a tous, chacun, notre responsabilité.

Parce qu’on n’a pas entendu, pas cru, parce qu’on a pensé que c’était pour demain, et que demain ce ne serait pas pour nous, pas pour eux …

Parce qu’on s’est laissé convaincre, qu’on a laissé gouverner les crocodiles, préservé notre petit confort ...

Parce que la lutte n’a pas suffi ...

J’ai compris que mes petits enfants ne connaitraient pas ces forêts de grands bois, si fiers, si riches… Que le monde qu’on a connu jusqu’ici ne sera plus jamais le même.

Il y a, à un moment donné, quelque chose qui s’est brisé en moi ... ».

Un forestier de l'ONF, membre du Snupfen-Solidaires de Franche-Comté


26/12/2019

« Cette frondaison où les couleurs ont commencé de fondre filtre un soleil oblique et sans chaleur.

La nuance de chaque feuille traversée change le prisme des rayons qui se volatilisent en touchant la dentelle jaunie des fougères.

Voici le frêle vitrail de la forêt, d’abord serti de sève, mais croulant lorsqu’elle tarit.

Ce matin, il éclaire encore la nef des arbres.

Bientôt, l’humus et le ciel resteront seuls à regarder les pans morts d’une cathédrale avec des yeux vidés par un hiver sans foi ».

Jean Orizet - « Le vitrail de la forêt »


25/12/2019

J’ai planté 3 chênes aujourd’hui.

Pourquoi 3 ? Parce que ce chiffre a toujours représenté mes fondations, ma trinité familiale, mon socle et que j’avais envie de perpétuer cette unité.

Mais aussi pour le symbolisme de ce chiffre, inscrit dans le jour de ma naissance : créativité, adaptabilité, originalité, sensibilité ... Ces aptitudes m’ont aidée à transcender le burn out qui a dévasté ma vie il y aura bientôt 4 ans.

Ces arbres ne sont que les premiers d’une longue série. A l’image des citoyens de Namur qui ont planté le 15 décembre dernier 280 arbres sur la voie publique, j’ai pour ambition de contribuer, à mon niveau, à la sauvegarde de l’environnement. Je fais ma part.

Je n’ai pas d’enfant, donc rien à léguer à mes descendants ... si ce n’est que la crise écologique que nous vivons aujourd’hui m’a fait prendre conscience qu’en fait, mes descendants étaient cette jeune génération qui se bat pour son avenir et leurs enfants et les enfants de leurs enfants.

Qui sait ? Peut-être l’un d’eux pourra t’il se ressourcer, un jour, au pied d’un de ”mes” arbres ... alors, mon existence n’aura pas été vaine.


24/12/2019

« Chasse ce qui te pèse et cherche ce qui t'apaise ».

Lori Nelson Spielman - « Tout ce qui nous répare » (2016)


19/12/2019

« Il y avait une diversité incroyable grâce au bouleau.

Cet arbre majestueux était constamment visité par les pics et les mésanges, et parfois ils surprenaient un couple d’écureuils, qui sautaient tels des singes de branche en branche, avant de continuer vers la forêt qui jouxtait le fond de leur jardin ».

Aurelie Valognes - « La cerise sur le gâteau » (2019)


17/12/2019

Je me dénude dans cette étrange clarté

Et je dévoile mon âme écartelée.

Des feuilles mortes je me suis dépouillé

En hibernation je suis entré.

L’alternance des saisons est déréglée

Mon coeur en hiver précocement gelé

Espère un printemps aux saveurs d’été.

Je ne peux que mes branches étirer

Et mes fondations s’enraciner,

Loin de tout, échevelé.


16/12/2019

« Un très vieil arbre est une collection de blessures plus ou moins graves, plus ou moins profondes, mais toujours surmontées puisqu'il est toujours là ».

Christian Allié


15/12/2019

« Les Indiens ont dit : " Un jour, dans le futur, les animaux commenceront à disparaître. Les gens ne verront plus de loups, plus d'ours ni d'aigles.

Les arbres géants disparaîtront eux aussi.

Les gens se battront les uns contre les autres et ne s'aimeront plus.

Le magnifique arc-en-ciel s'effacera peu à peu, et les gens n'en verront plus jamais d'autres.

Et puis les enfants viendront. Et ces enfants aimeront les animaux, et ils feront revenir les animaux. Ils aimeront les arbres, et feront revenir les arbres géants.

Et ces enfants aimeront et aideront les autres gens à vivre dans la paix les uns avec les autres. Ces enfants aimeront l'arc-en-ciel, et le feront réapparaître dans le ciel.

C'est pour cette raison que les Indiens ont appelé ces enfants "Les guerriers de l'arc-en-ciel".

Si vous aimez les animaux, les arbres, les gens et les arcs-en-ciel, alors vous êtes peut-être les guerriers de l'arc-en-ciel".

Aujourd'hui, dans la nuit du monde et dans l'espérance, j'affirme ma foi dans l'avenir de l'humanité. Je refuse de croire que les circonstances actuelles rendent les hommes incapables de faire une terre meilleure.

Je refuse de partager l'avis de ceux qui prétendent l'homme à ce point captif de la nuit que l'aurore de la paix et de la fraternité ne pourra jamais devenir une réalité.

Je crois que la vérité et l'amour, sans conditions, auront le dernier mot effectivement.

La vie, même vaincue provisoirement, demeure toujours plus forte que la mort.

Je crois fermement qu'il reste l'espoir d'un matin radieux, je crois que la bonté pacifique deviendra un jour la loi.

Chaque homme pourra s'asseoir sous son figuier, dans sa vigne, et plus personne n'aura plus de raison d'avoir peur ».

Martin Luther King


14/12/2019

« L’arbre sait arrêter sa croissance quand l’hiver est venu. Il s’endurcit pour faire face à l’hiver et reprend sa course ensuite.

La croissance tout le temps, ce n’est pas si bon que ça ».

France Terres Sauvages


12/12/2019

« Ne pas lutter. Laisser aller. Laisser “se faire” ...

L'arbre qui ''perd' ses feuilles ne cherche pas à les retenir. Il sait ou il espère.

L'arbre ne perd que les choses vieilles, usées, passées. L'arbre vit pour demain et la germination d'autres jours ».

Jacqueline Kelen


11/12/2019

« Tu prends un arbre obscur

Et tu l’apothéoses !

Ô Soleil ! Toi sans qui les choses

Ne seraient que ce qu’elles sont ».

Edmond Rostand


09/12/2019

L’automne flirte avec l’hiver.

Les dernières couleurs s’estompent et laissent apparaître la vérité nue de la forêt.

Des formes nouvelles se révèlent, se dévoilent. Ici deux charmes s’effleurent du bout des branches. Là un chêne s’étire vers le ciel.

Mais il est un spectacle plus doux encore. Sur la souche de cet arbre abattu il y a plus d’un an, s’épanouissent de jeunes pousses. Elles portent en elles la promesse d’une renaissance.

Il en faudra du temps pour qu’elles égalent la splendeur du disparu. Qu’importe ! Elles croissent, unies et confiantes.


07/12/2019

« Seul l'arbre qui a subi les assauts du vent est vraiment vigoureux, car c'est dans cette lutte que ses racines, mises à l'épreuve, se fortifient ».

Sénèque


05/12/2019

« La forêt est un état d'âme. Elle connaît tout de nous. Elle sait nous apaiser, quand on se livre à elle en toute sincérité.

Il n' existe pas de forêt sans arbre tordu et c'est pour cela que les esprits tortueux aiment s'y retrouver ».

Jordan Ray


03/12/2019

« Si je ne voyage pas, c'est tout d'abord parce que je ne veux pas être un touriste. C'est peut-être aussi parce que l'extérieur m’a toujours fait trop d'effet, que je sors rarement de chez moi.

Dans les villes, je me sens agressé et malheureux, en pleine nature j'ai le cœur qui éclate et je suis saisi par une incompréhension délicieuse mais presque insupportable ».

Christian Bobin - « La lumière du monde »


29/11/2019

« Boycotter la consommation frénétique du "Black Friday", c'est lutter contre la déforestation des forêts, dévastées chaque jour pour produire de nombreux produits du quotidien ».

Coeur de Forêt


27/11/2019

« Je m'émerveille toujours de voir un arbre prendre racine dans un rocher et y prospérer. Comme quoi, on peut s'épanouir partout ! ».

Jean Chalon


25/11/2019

« Je marche presque tous les jours environ une heure.

J'aime les cathédrales de verdure. Dans ces espaces, je peux prendre ma dose de calme, de lenteur, de continuité.

Ce sont des moments où j'atteins facilement un état contemplatif, une présence intense au réel. J'expérimente un sentiment d'appartenance au monde, aux saisons qui se succèdent.

Des études ont montré que deux heures mensuelles de marche en forêt améliorent nos réponses immunitaires pendant un mois.

Mais, attention, je parle d'une vraie balade, sans recherche de performance, sans portable à la main ou écouteur dans les oreilles. Une marche où l'on ouvre son esprit et son cœur à tout ce qui est là ».

Christophe André


23/11/2019

« Compiègne possède un atout incomparable, c’est ce formidable écrin que représente la forêt domaniale qui est l’une des plus belles de France et l’une des plus intéressantes à visiter.

Cette forêt est chargée d’histoire : pour les rois qui avaient la chasse pour passion commune ; c’est aussi dans une clairière que fut signée l’armistice le 11 novembre 1918, et dans les sous-bois que des résistants furent exécutés par les nazis.

Il faut rendre hommage à toutes celles et ceux qui ont célébré la forêt de Compiègne : Léon Duvauchel, Albert Robida, Raymond Oheix, Jean-Claude Malsy, François Callais et tant d’autres, historiens, photographes, peintres, poètes ...

La forêt de Compiègne fut et demeure l’image de marque de notre ville. L’attachement des Compiègnois et bien au-delà à notre forêt est important.

Cette forêt fait un peu partie de notre ADN. Elle a forgé, comme d’autres grandes forêts, notre identité ».

Eric Verrier - Adjoint au maire de la Ville de Compiègne (novembre 2019)


16/11/2019

« Séraphine de Senlis était un peintre du début du XXe siècle, artiste semi-toquée, semi-géniale, légèrement kitsch et peu considérée.

Dans ses toiles, elle piquetait les arbres d’yeux grands ouverts.

Jérôme Bosch, Flamand des arrière-mondes, avait intitulé une gravure “Le bois a des oreilles, le champ a des yeux”.

Il avait dessiné des globes oculaires dans le sol et dressé deux oreilles humaines à l’orée d’une forêt.

Les artistes le savent : le sauvage vous regarde sans que vous le perceviez. Il disparaît quand le regard de l’homme l’a saisi ».

Sylvain Tesson - « La panthère des neiges » (2019)


14/11/2019

« Crois-moi, car je l'ai vécu.

Tu trouveras bien plus dans les forêts que dans les livres.

Les arbres et les pierres t'enseigneront ce qu'aucun maître ne te dira ».

Bernard de Clairvaux


12/11/2019

« Les arbres qui ne sont pas dérangés livrent toujours plus de secret, en particulier ceux qui vivent dans les zones protégées où ils sont à l'abri de toute intervention humaine ».

Peter Wohlleben


09/11/2019

« Si tu ne vas pas dans les bois, jamais rien n'arrivera, jamais ta vie ne commencera. Va dans les bois ... »  

Clarissa Pinkola - « Femmes qui courent avec les Loups »


03/11/2019

« Toutes les pensées, parfois, s’effondrent privées d’appui, et il ne nous reste plus qu’à demander aux arbres, qui tremblent sous le vent, de nous apprendre cette compassion que le monde ignore ».

Christian Bobin


31/10/2019

« Un arbre tremble sous le vent,

Les volets claquent.

Comme il a plu,

l'eau fait des flaques.

Des feuilles volent sous le vent

Qui les disperse

Et, brusquement,

il pleut à verse ».

Francis Carco - « Un arbre » (1886-1958)


29/10/2019

« Chaque rencontre nous réinvente illico - que ce soit celle d'un paysage, d'un objet d'art, d'un arbre, d'un chat ou d'un enfant, d'un ami ou d'un inconnu.

Un être neuf surgit alors de moi et laisse derrière lui celui qu'un instant plus tôt je croyais être ».

Christiane Singer (2019)


27/10/2019

« Chaque nuit je danse avec les étoiles

Chaque matin je m'envole avec les oiseaux

Je m'aligne avec les arbres

J’ouvre les bras à l'univers

Je vibre avec le vent

Je m'illumine d'aube et de lune

Je m'assombris de crépuscule et d'orages violents

La brume quelquefois m'efface

Je deviens le tout quand je ne suis rien ... »

Nadine Léon (2019)


25/10/2019

« Un arbre je voudrais être un arbre

Témoin du temps et des autres arbres ».

Joël Sadeler


23/10/2019

« Accueillir ...

Laisser les énergies s'installer à travers les feuillages de la vie.

Laisser venir à soi sans chercher.

Laisser la place à la lumière,

Loin du mental,

Même s'il faut apprendre à le recadrer.

Ouvrir les barrières ...

Accepter ce qui est,

Ne plus vouloir contrôler,

Laisser les choses se dérouler naturellement,

La compréhension faisant son chemin, jusqu'à nous ...

Et en réalisant cela,

Créer sa propre lumière,

Qui nous accompagnera, en automne comme en hiver ».

Jordan Ray (2019)


21/10/2019

« Arbres de ces grands bois qui frissonnez toujours,

Je vous aime, et vous, lierre au seuil des autres sourds,

Ravins où l'on entend filtrer les sources vives,

Buissons que les oiseaux pillent, joyeux convives !

Quand je suis parmi vous, arbres de ces grands bois,

Dans tout ce qui m'entoure et me cache à la fois,

Dans votre solitude où je rentre en moi-même,

Je sens quelqu'un de grand qui m'écoute et qui m'aime ! »

Victor Hugo - Extrait  « Aux Arbres » (Les contemplations - 1843)


18/10/2019

« C'est à l'heure exquise et matinale

Que rougit un soleil soudain.

A travers la brume automnale

Tombent les feuilles du jardin.

Leur chute est lente.

On peut les suivre

Du regard en reconnaissant

Le chêne à sa feuille de cuivre,

L'érable à sa feuille de sang.

Les dernières, les plus rouillées,

Tombent des branches dépouillées.

Mais ce n'est pas l'hiver encore.

Une blonde lumière arrose

La nature, et, dans l'air tout rose,

On croirait qu'il neige de l'or ».

François Coppée - « Matin d’octobre » (1842-1908)


16/10/2019

« Elle suivit un des sentiers qu’elle connaissait bien et aboutit dans la clairière où se dressait le plus formidable chêne de tous les temps : l’arbre de vie.

Elle le contempla pendant plusieurs longues minutes, jusqu’à ce qu’elle entende le craquement de petites branches sur le sol [...].

— Cet arbre est le plus ancien de la forêt, commença Ulandir. Il était déjà ici lorsque nos ancêtres sont arrivés dans ce pays et il sera encore ici lorsque nous serons tous morts. Il recèle la sagesse de l’univers et doit donc être protégé à tout prix. Rappelez-vous mes mots car un jour, vous les répéterez à vos enfants ».

Anne Robillard - « Le retour de l’Oiseau-Tonnerre : tome 2 - Perceptions » (2015)


11/10/2019

« A fleur de toi

J'agrippe mon émoi

A ton tronc rugueux

Accroche bel enjeu

Fleurir les jours noirs

Mes plus delicats espoirs

Et écouter ton toi secret

Faire ma joie dissimulée »

Gisèle Favarel (2019)


08/10/2019

« La nature vient au secours de tous les abandons ;

là où tout manque, elle se redonne tout entière ;

elle refleurit et reverdit sur tous les écroulements ;

elle a le lierre pour les pierres et l'amour pour les hommes ».

Victor Hugo - « L’homme qui rit » (1869)


06/10/2019

« L'arbre est devant la maison, un géant dans la lumière d'automne.

Vous êtes dans la maison, près de la fenêtre, vous lui tournez le dos. Vous ne vous retournez pas pour vérifier s'il est bien toujours là – on ne sait jamais avec ceux qu'on aime : vous négligez de les regarder un instant, et l'instant suivant ils ont disparu ou se sont assombris.

Même les arbres ont leurs fugues, leurs humeurs infidèles. Mais celui-là, vous êtes sûr de lui, sûr de sa présence éclairante.

Cet arbre est depuis peu de vos amis. Vous reconnaissez vos amis à ce qu'ils ne vous empêchent pas d'être seul, à ce qu'ils éclairent votre solitude sans l'interrompre.

Oui, c'est à ça que vous reconnaissez l'amitié d'un homme, d'une femme ou d'un arbre comme celui-ci, gigantesque et discret. Aussi discret que gigantesque ».

Christian Bobin


28/09/2019

« Les feuilles tombées du tilleul se recroquevillent comme un coeur se resserre autour du souvenir de ce qu’il a perdu ».

Christian Bobin - « Ressusciter » (2001)


26/09/2019

« A toute autre saison je préfère l’automne ;

Et je préfère aux chants des arbres pleins de nids

La lamentation confuse et monotone

Que rend la harpe d’or des grands chênes jaunis.

Je préfère aux gazons semés de pâquerettes

Où la source égrenait son collier d’argent vif,

La clairière déserte où, tristes et discrètes,

Les feuilles mortes font leur bruit doux et plaintif.

Plus de moissons aux champs, ni de foin aux vallées ;

Mais le seigle futur rit sur les bruns sillons,

Et le saule penchant ses branches désolées

Sert de perchoir nocturne aux frileux oisillons.

Et, depuis le ruisseau que recouvrent les aulnes

Jusqu’aux sommets où, seuls, les ajoncs ont des fleurs,

Les feuillages divers qui s’étagent par zones

Doublent le chant des bruits de l’hymne des couleurs.

Et les pommiers sont beaux, courbés sous leurs fruits roses,

Et beaux les ceps sanglants marbrés de raisins noirs ;

Mais plus beaux s’écroulant sous leurs langues décloses,

Les châtaigniers vêtus de la pourpre des soirs.

Ici c’est un grand feu de fougère flétrie

D’où monte dans le ciel la fumée aux flots bleus,

Et, comme elle, la vague et lente rêverie

Du pâtre regardant l’horizon nébuleux.

Plus loin un laboureur, sur la lande muette,

S’appuie à la charrue, et le soleil couchant

Détache sur fond d’or la fière silhouette

Du bouvier et des boeufs arrêtés en plein champ.

L’on se croirait devant un vitrail grandiose

Où quelque artiste ancien, saintement inspiré,

Aurait représenté dans une apothéose

Le serf et l’attelage et l’araire sacré ».

François Fabié - « Le Clocher » (1887)


24/09/2019

« Le poème est là pour dire qu'il y a une issue, une voie dans la forêt, un pays derrière les larmes ».

Jean-Pierre Lemaire


23/09/2019

« Vois ce fruit, chaque jour plus tiède et plus vermeil,

Se gonfler doucement aux regards du soleil !

Sa sève, à chaque instant plus riche et plus féconde,

L’emplit, on le dirait, de volupté profonde.

Sous les feux d’un soleil invisible et puissant,

Notre coeur est semblable à ce fruit mûrissant.

De sucs plus abondants chaque jour il enivre,

Et, maintenant mûri, il est heureux de vivre.

L’automne vient : le fruit se vide et va tomber,

Mais sa gaine est vivante et demande à germer.

L’âge arrive, le coeur se referme en silence,

Mais, pour l’été promis, il garde sa semence.

Ondine Valmore - « Automne »


22/09/2019

« Sans dire un mot, être capable de rester assis, sans prononcer une parole, quitter cette volonté de vouloir toujours rompre ce silence ... ne pas vouloir gâcher la pureté de ce silence-là, celui qui rapproche les gens, au lieu de les séparer.

Sans un mot ... ».

Jordan Ray


18/09/2019

« Tu n’as pas poussé droit

Et pourtant tu es si fort

Tu as lutté avec effroi

Contre ta lente mort

Toujours vaillant

Parfois fragile

Souvent boitant

Jamais docile

Tu te dresses ardemment

Colosse aux pieds d’argile ».

Emmanuelle Leven Zijn


15/09/2019

« Sur l'arbre parfois

L'oiseau se repose.

A peine on le voit,

On entend sa voix

Sous les feuilles closes.

Sans savoir d'où vient

L'oiseau qui se pose,

L'arbre ne dit rien

Mais il sent le lien

De l'âme et des choses.

Et l'arbre frémit

Un peu quand il ose

Se sentir l'ami

De l'oiseau parmi

Ses métamorphoses.

Car c'est la beauté

Qui fait une pause

Au cœur de l'été

Sur l'arbre enchanté

Où l'oiseau se pose ».

Jacques Charpentreau - L’arbre et l’oiseau (2010)


13/09/2019

« Saule !

Frisson du paysage !

Obéissance au vent du soir !

Rêve penché sur un miroir !

Cheveux qui se croient du feuillage…

Faiblesse qu’un ciel encourage,

Et dont un ciel reprend l’espoir !

Cœur plein d’oiseaux sans le savoir !

Destin qui dépend d’un orage…

Ne serais-tu, Saule pleureur,

Avec cette forme de pleur

Et ce front de mélancolie,

Qu’un portrait à peine ébauché

De notre visage penché

Sur la rivière de la vie ? »

Rosemonde Gérard Rostand


11/09/2019

« La forêt était étourdissante.

De toutes petites feuilles d’un vert très clair, d’un vert tellement naturel qu’il me semblait artificiel, le vert de quand on pense au vert : de toutes petites feuilles qui poussaient au bout d’absolument toutes les branches.

On avait envie de les toucher, d’être touchée par ce feuillage doux et velu et si vert.

Et le fait de ne rien entendre dans l’oreille que le bruit du vent dans les arbres, et occasionnellement, oui, un oiseau. Étourdissant.

Je vibrais. Je respirais. Pas de sollicitations, rien. Juste l’invitation du vent, des arbres et des oiseaux, et du soleil ».

Marie Darieussecq - « Notre vie dans les forêts » (2017)


07/09/2019

« Le tilleul devant la fenêtre est le maître que je me suis choisi pour écrire et dont je sais d’avance que je ne pourrai l’égaler : même les plus grands écrivains n’ont jamais écrit avec autant de grâce que cet arbre inscrivant délicatement la lumière et l’ombre sur chacune de ses feuilles, et renouvelant son inspiration à chaque seconde ».

Christian Bobin - « Ressusciter » (2001)

 


05/09/2019

« Regarder Alexander sortir de sa voiture, c’était comme regarder croître à vue d’œil un chêne puissant. Vous voyez de quel genre d’arbres je veux parler, cette sorte qu’on fait pousser en Louisiane, un roi parmi les arbres, mais un roi bienveillant, un de ceux sur lesquels on rêve de grimper, avec des petits endroits douillets dans lesquels on aspire à se blottir ».

Sarah Shankman - « D’amour et d’eau fraîche » (2000)


01/09/2019

« Hier après-midi, je suis tombé amoureux d'un arbre.

Il passe ses jours au bord d'une route départementale, à une dizaine de kilomètres d'ici.

Son feuillage surplombe une partie de la route. En traversant l'ombre qu'il donne, j'ai levé la tête, regardé ses branches.

Comme à l'entrée d'une église, les yeux se portent d'instinct vers la voûte. Son ombre était plus chaude que celle des églises.

Une des plus fines expériences de la vie est de cheminer avec quelqu'un dans la nature, parlant de tout et de rien. La conversation retient les promeneurs auprès d'eux-mêmes, et parfois quelque chose du paysage impose le silence, impose sans contraindre.

L'apparition de cet arbre a fait surgir en moi un silence de toute beauté. Pendant quelques instants je n'avais plus rien à penser, à dire, à écrire et même, oui, plus rien à vivre. J'étais soulevé à quelques mètres au-dessus du sol, porté comme un enfant dans des bras vert sombre, éclaircis par les taches de rousseur du soleil. Cela a duré quelques secondes et ces secondes ont été longues, si longues qu'un jour après elles durent encore.

Je ne retournerai pas voir cet arbre - ou bien dans longtemps. Ce qui a eu lieu hier m'a comblé. Il me semblerait vain d'en vouloir la répétition. Vain et inutile : en une poignée de secondes, cet arbre m'a donné assez de joie pour les vingt années à venir - au moins ».

Christian Bobin


30/08/2019

« Vous allez marcher dans la forêt… Ne vous contentez pas de regarder distraitement les arbres en passant, mais dites-vous que ce sont là des créatures auprès desquelles vous pouvez vous régénérer.

Choisissez-en un : chêne, pin, hêtre, bouleau… Saluez-le en lui demandant de vous donner de sa force. Puis adossez-vous à lui en plaçant votre main gauche dans le dos, la paume contre le tronc de l’arbre, et la paume de la main droite sur votre plexus solaire. Concentrez-vous en pensant que vous recevez par la main gauche des courants de vie de cet arbre et que vous les déversez par la main droite dans votre plexus solaire.

Après quelques minutes vous vous sentirez apaisé, renforcé. Remerciez alors l’arbre de ce qu’il vous a donné, et continuez votre chemin.

Pour bien pratiquer cette transfusion d’énergies, il faut évidemment être conscient que les arbres sont des êtres vivants et les aimer.

De nos jours, très peu de personnes soupçonnent la force prodigieuse que possèdent les arbres des forêts.

Parce qu’elles ne cherchent pas à étudier le langage de chaque chose dans la nature, la plupart ont perdu les secrets de la régénération.

En apprenant à se vivifier auprès des arbres, elles retrouveront ces secrets ».

Omraam Mikhaël Aïvanhov


28/08/2019

« Féru de photographie, j’ai un temps enseigné cette discipline à l’université. Je demandais à mes étudiants des travaux personnels, et j’insistais sur ce mot.

En retour, ils me rapportaient des photos qu’il me semblait avoir vues partout. Des photos bien léchées mais anonymes. Bien cadrées mais insignifiantes.

Quand je les pressais, ils me montraient leurs autres photos. Celles qu’ils avaient écartées en pensant qu’elles n’intéresseraient personne. Des photos habitées où ils se mettaient à nu, même sans se présenter.

Je pense en particulier à un étudiant qui photographiait des arbres, rien que des arbres. J’avais droit aux chênes majestueux et aux oliviers centenaires. Ses pellicules, pourtant, foisonnaient d’autre clichés, intimistes ceux-là. Des arbres encore, mais à travers lesquels il disait "je" au point d’en être parfois gêné. Il me répétait que ces clichés là étaient trop personnels pour être un vrai travail de photographe.

Il était désarmant, persuadé que "je" est banal, inintéressant, que ces photos là n’avaient rien d’intelligent ni de brillant. Il préférait exposer ses idées plutôt que ses émotions et ses sensations.

Mais les idées ne sont jamais singulières. Ce que je pense, des millions de gens le pensent aussi. Par contre, ce que je sens, personne d’autre ne le sent.

C’est seulement en exprimant cette singularité que l’on se détache de l’abstrait, du collectif, pour, enfin, aborder l’humanité.

Ce renversement de perspective lui avait permis de libérer un talent qu’il avait immense.

"Je" n’a pas besoin d’être un savant pour révéler son génie, car je ne suis pas uniquement génial de ce que je sais, je lui aussi, voire surtout, de ce que je sens ».

Fabrice Midal : « Sauvez votre peau, devenez narcissique » 

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Pourquoi cet extrait ?

Je prépare actuellement ma participation à un concours photo.

L'association Boom Koeur, en partenariat avec la radio Graf'Hit, les commerçants partenaires de la ville de Compiègne et le service culturel de Margny-Lès-Compiègne, propose PHOTO[PHONIE] 2019 : une exposition de photographies (prises au téléphone portable) visible pendant le mois d'octobre, dans les vitrines des commerçants partenaires de la ville de Compiègne et visible en novembre à la médiathèque de Margny.

Le thème en sera « Koeur de planète » - Écologie, territoire et environnement.

Spontanément, j’ai pensé au Hêtre pourpre du Palais Impérial, au Fau de Verzy ou au Chêne de l’entente ... ces arbres majestueux qui occupent une place de choix dans ma photothèque.

Mais, malgré leur splendeur, ils ne traduisaient pas totalement la magie que je ressens quand je m’abîme en forêt. J’ai donc choisi des clichés plus personnels, dans lesquels chacun pourra projeter sa propre histoire.

Seront-ils retenus ? Qui sait ... À suivre courant septembre. Le plus important est que je ressente un sentiment d’accomplissement et de fierté émue.


23/08/2019

L’Amazonie se consume lentement

Sous des milliers de départs de feu

Déforestation et défrichements

Asphyxient notre Terre peu à peu

Déraison de la course au rendement

Folie avide hors de l’entendement

Appât de gains douteux

Enclenchent un cercle vicieux

Tribus et animaux peureux

Se meurent dans l’abattement

Qu’ont-ils prêté comme serment

Ces dirigeants fourbes et obséquieux ?

Comment protéger ce bien précieux

De l’âpreté de tous ces gueux ?

Comment enrayer l’effritement

Orchestré par des fous furieux ?

La Planète vit des jours funestes

Adhérons au manifeste !

#prayforamazonia 

Emmanuelle Leven Zijn


21/08/2019

Être ou ne pas être

Vivre ou subsister

Craquer une allumette

Ou entretenir un brasier

Il n’y a pas de défaite

A la rage d’exister

Pas d’idée toute faite

Ni de sentier balisé

Juste une danse alerte

Sur un vent de liberté.

Emmanuelle Leven Zijn


19/08/2019

Que je pleure un être cher

Ou l’absence d’un enfant

La douleur dans ma chair

Ou les chagrins d’antan

Il est un refuge sans faille

Toujours présent où que j’aille

Un arbre qui me tend les bras

Et me chuchote tout bas

Des merveilles et secrets

Aux vertus insoupçonnées

Emmanuelle Leven Zijn


08/08/2019

« J’écris allongée sous les arbres, adossée à un monticule de terre. Je m’applique à respirer lentement. C’est un jour de soleil, même si nous restons toujours à l’ombre.

De temps en temps je relève la tête et j’essaie de me concentrer sur le feuillage. La tête à l’envers, avec mon œil unique, j’essaie de voir comme qui dirait l’envers du monde.

Le vent n’est pas sensible au ras du sol, et les arbres là-haut semblent bouger tout seuls. Ils balancent leurs bras, leurs branches, ils agitent leurs mains vertes, ils font l’avion.

J’essaie de ne penser à rien. De respirer. L’air est merveilleux ici. Il sent le vert. Il sent la sève. C’est bon. Entre les feuilles on devine des confettis de ciel. Des paillettes de ciel. Il pleut du ciel bleu. Le ciel bleu se dépose sur moi ».

Marie Darieussecq - Notre vie dans les forêts (2017)


30/07/2019

Entrer dans les bois

Comme on entre en Cathédrale

Se recueillir un instant

Abandonner le chaos du monde

Laisser opérer la symbiose

S’enraciner dans l’instant présent

Emmanuelle Leven Zijn

 


23/07/2019

« Une cabane de planches dans un arbre caché,

Comme un château de bois, comme une île perchée.

Un rêve de Robinson dans son refuge intime,

Petit radeau posé dans les plus hautes cimes.

Aux creux d’une main de cèdre emportés vers le ciel,

Au plus prés des étoiles et leurs mille étincelles,

Tous nos jeux de l’enfance bien au chaud dans un nid,

A hauteur d’oiseau les songes d’une nuit.

Une richesse simple, voyages imaginés

Dans la houle des branches d’océanes canopées.

Le concert des feuillages sur le fragile abri

Qui accueille en riant les honneurs de la pluie.

Comme un petit garçon noyé dans la nature

Savoure chaque instant de bonheurs miniatures.

Ton cœur prés du mien sous la chaume de bruyère,

Les rires de nos enfants dans des cabanes en l’air ».

Cartouche : Un rire d’enfant dans des cabanes en l’air - 2008


25/06/2019

Il y a un an tout juste un an, je publiais ma première chronique sur ce site fraîchement créé.

Cet article portait sur les bienfaits de la sylvothérapie et je me réjouissais à l’idée de découvrir cette pratique.

Je ne pensais pas qu’elle transformerait ma vie.

Aujourd’hui, la forêt est mon socle. Celui sur lequel je m’appuie pour me reconstruire. Pour développer ma créativité, tant littéraire que photographique.

Les arbres m’ont aidée à me remettre debout et à m’enraciner. Même si certaines séquelles du burn out subsistent, j’ai retrouvé le goût de vivre et, plus que tout, la capacité de m’émerveiller.

Alors, pour ce premier anniversaire, je voulais vous remercier, vous tous qui consultez ce site régulièrement.

J’espère pouvoir continuer à vous inspirer tout au long de l’année à venir.


24/06/2019

Il n’est pas nécessaire de partir à l’autre bout du monde pour se dépayser, pour étancher sa soif d’aventure.

Il suffit d’un chemin impromptu, d’une trille enchanteresse, d’un éclat de soleil pour se perdre ... et se retrouver.

A l’instar d’Henry-David Thoreau, je cherche l’apaisement dans les bois. 

Contrairement à l’accumulation vaine d’objets matériels (que j’ai expérimentée par le passé), je suis certaine, à chaque fois, de revenir de ma promenade apaisée et enrichie, pleine de l’inquantifiable, de l’immuable.

 


20/06/2019

S’émerveiller devant un arbre

Étreindre ses courbes et replis

L’apprivoiser de ses mains

Le caresser des yeux

Saisir son entièreté

S’envoler vers le houppier

S’enraciner profondément

Embrasser la forêt

Devenir être dans l’hêtre

Avec charme et sans chaîne

Symbiose salvatrice

Libération créatrice

Emmanuelle Leven Zijn

 


05/06/2019

Journée mondiale de l’environnement

S’arrêter un instant. Suspendre le balancier des bras et des jambes. S’asseoir sur une souche.

Mettre à distance le vrombissement des avions, seule rémanence de civilisation au creux de la forêt.

Se laisser envoûter par le chant flûté des pinsons des arbres. Apprécier la danse des insectes butineurs. Humer les parfums ensorcelants des ombellifères.

Avoir un peu peur de cette solitude voulue. N’avoir besoin de rien d’autre.

Quiétude. Paix. Équilibre.

Forêt de Compiègne (Oise - 60)


25/05/2019

Je n’ai pas l’expertise de Peter Woehlleben.

Ma prise de conscience est infime face à celle de Jean-Marie Pelt.

Je n’ai pas les compétences de Francis Hallé.

Mes anticipations sont bien fades par rapport à celles de Zep.

Mon écriture ne rivalise pas avec celle de Francis Martin.

Je ne possède pas le savoir-faire de Jean-Claude Nouard.

Mes réflexions sont bien fragiles au regard de celles de Jacques Tassin.

Je n’ai pas l’expérience de Roger Georget.

Mon site est moins énergique que le réseau de Reforest’action.

Ma page Facebook a moins d’abonnés que la page « Planter 1 000 milliards d’arbres pour sauver le climat » ou la page « Nous aimons la forêt de Compiègne ».

A vrai dire, j’ai parfois l’impression de parler dans le vent.

Quand je doute de la pertinence de mes actes à si petite échelle, je lis et relis la citation de Vincent Munier, photographe animalier.

Et alors je continue. Je transmets ma passion de la nature par mes clichés. Je fais ma part et peu importe si je ne touche qu’une poignée d’individus. Ce qui compte c’est la détermination et l’ambition d’être, un tant soit peu, actrice d’une prise de conscience sur la nécessité de préserver notre environnement, le seul que nous ayons.

 


17/04/2019

1 2 3 Nous coupons du bois

4 5 6 Sordide sacrifice

7 8 9 La Forêt comme un œuf

10 12 12 Nous on brasse du flouze

Il y a deux jours, le coeur de Notre Dame de Paris, la forêt, flambait. Le monde entier s’en est ému et un formidable élan de solidarité a permis de récolter plusieurs centaines de milliers d’euros en moins de 24 heures.

Aujourd’hui, c’est à un autre désastre que j’assiste. Un désastre silencieux et pernicieux qui ne déclenche que trop peu d’émotions. 

Tant que les Hommes privilégeront les biens matériels et le profit, cette dichotomie capitaliste étouffera la survie de notre planète.

Vieux-Moulin (Oise - 60)


24/03/2019

J’aime me ressourcer en forêt de Compiègne. J’y trouve l’apaisement qui permet de soulager les séquelles de mon burn-out.

Et pourtant, depuis quelques temps, je suis confrontée à des abattages d’arbres de plus en plus nombreux. L’alignement de ces cadavres le long des allées me peine et me désole.

Que faire ? Je me sens si démunie. Je ne me voile pas la face. La situation est critique.

Néanmoins, je pense qu’il est essentiel de continuer à mettre en valeur la richesse de ce patrimoine forestier.

Tout d’abord, conserver intacte ma capacité d’émerveillement. Ce n’est que de cette façon que je pourrais communiquer l’envie profonde de sauvegarder cette diversité.

Ensuite, me préserver.

Il y a peu, j’ai découvert le concept d’éco-anxiété. Je m’y suis enfoncée, fragilisée par l’effondrement que j’ai moi-même subi il y a 3 ans. Cette angoisse face à la destruction de cet écosystème me paralyse et me désarme tant l’ampleur du désastre annoncé est immense (et je ne parle pas que de la forêt mais de la planète en général).

Alors, j’agis. A mon tout petit niveau.

Mais, honnêtement, ce qui me procure le plus de force, c’est me repaitre de toute cette beauté et la partager. Là sont mes racines. Dans tous les sens du terme. S’appuyer sur elles est un véritable ancrage. Ne me focaliser que sur les coupes drastiques risque de me déraciner à mon tour ... et là, je n’aurais plus aucun moyen de sensibilisation.

Célébrons la forêt. Encore et encore.

CR du Mont du Tremble - Forêt de Compiègne (Oise - 60)


05/07/2018

La forêt de Compiègne est la première forêt du top 10 des endroits où reprendre racine en Hauts de France. 

Amoureuse de ce domaine forestier depuis mon arrivée dans l’Oise, je suis ravie (et fière) de ce classement.

Doté de 1200  kilomètres de chemins de randonnée, ce lieu préservé apaise tout en dépaysant. 

Il n’y a qu’à se rendre à la percée des Beaux Monts vers 18 h 00. 

Après avoir parcouru un petit kilomètre sur un chemin sablonneux et ombragé, l’arrivée dans cette clairière est magique, hors du temps. 

Lumière, espace dégagé, odeurs des differentes essences d’arbres et chants des grillons plongent le promeneur dans une bulle aérienne et décalée. 

Et puis, la légende de ce lieu appelle à la rêverie sur le pouvoir de l’amour. Cadeau de Napoléon 1er à Marie-Louise, on ne peut que rester bouche bée devant ce résultat grandiose.  

Source : Petit futé - points de vue des Beaux Monts.

25/06/2018

À l’approche des vacances, je me réjouis de pouvoir passer plus de temps auprès de mère nature et, pourquoi pas, m’initier au shinrin-yoku (littéralement bain de forêt). 

Ci-dessous, plusieurs liens pour découvrir les bénéfices de cette pratique, également nommée « sylvothérapie » :

https://www.kaizen-magazine.com/video/un-bain-de-foret-pour-rencontrer-les-arbres/

https://www.kaizen-magazine.com/article/serge-carfantan-vivre-en-amitie-avec-la-nature/

https://www.kaizen-magazine.com/video/la-nature-salle-de-concert-pour-musique-verte/

Le dernier numéro de Kaizen y est totalement consacré (numéro 39 - La nature, source de spiritualité ?).  

Plusieurs émissions radiophoniques se sont également penchées sur le sujet :

https://www.franceinter.fr/emissions/grand-bien-vous-fasse/grand-bien-vous-fasse-03-mai-2018

https://www.franceinter.fr/emissions/grand-bien-vous-fasse/grand-bien-vous-fasse-13-avril-2018

http://www.rtl.fr/actu/debats-societe/est-ce-possible-de-nous-sentir-mieux-grace-aux-arbres-7793167750

https://www.franceinter.fr/emissions/la-tete-au-carre/la-tete-au-carre-13-juin-2018

Pour aller plus loin, les ouvrages de Peter Wohlleben recèlent une mine d’informations étonnantes, voire édifiantes, sur la vie en réseau des forêts :

https://youtu.be/Eu4mpUDKdTA

Titres disponibles :

- « La vie secrète des arbres » (disponible également en version illustrée)

- « La vie secrète des animaux »

- « Écouter les arbres parler » 

- « L’horloge de la nature »

- « La vie au cœur de la forêt ».

Peter Wohlleben a également participé au film « l’intelligence des arbres », disponible sur les plateformes de VOD. 

https://youtu.be/liM7JPGPr6E

Veritables odes à la forêt en particulier, et à la nature en général, ces différentes références apportent un regard novateur sur notre écosystème, tout en générant plus de respect, voire d’émerveillement.